« Et me voici face au mystère même de la peinture : le mystère du contour et de lombre, le mystère de la main et de l’oeil, le mystère de l’outil, respectable ou non. Le mystère du désir, enfoui au cœur du temps.»
L’Hommage à Rosa Luxemburg, le grand œuvre de Jean Paul Riopelle (reproduit ici en couleurs en ouverture du livre), appartient aujourd’hui au Musée national des beaux-arts du Québec. On peut y contempler les trente peintures organisées en trois panneaux qui rassemblent tout un monde d’oiseaux entourés de plantes et d’objets quotidiens de la vie du peintre.
Ce sera le testament du signataire du Refus global, en 1948.
En méditant sur le sens de cette œuvre majeure, sur son titre, sur son organisation interne, sur les noms des femmes qui l’entourent, Claude-Emmanuelle Yance entreprend une sorte de quête amoureuse, à la fois dans l’espace et dans le temps.
Le génie de Riopelle, si incarné dans le territoire québécois, pourrait-il prendre sa source dans la profondeur des cavernes qui ont donné naissance à un art dont la richesse ne cesse de nous émerveiller ?