J’hérite cette année d’un des rendez-vous les plus réjouissants de Phénomena: le Cabaret féministe pas gentil du tout.
Depuis quatre éditions, Kimm y a réuni des femmes et des personnes aux voix fortes, libres et impertinentes pour parler sans avoir à être gentilles, à faire de l’éducation ou à rendre leurs paroles acceptables. Des coups de gueule, des témoignages intimes, de l’humour, de la tendresse, de la fragilité, de la mauvaise foi parfois. Et surtout, une immense liberté.
Pour ma première édition, j’ai eu envie d’insister sur le «pas gentil du tout».
J’ai envie d’entendre de la colère. J’ai envie des choses qu’on ne devrait peut-être pas dire, des opinions qui frottent, des contradictions, des obsessions, des revendications, des mauvaises pensées et des vérités bien envoyées.
Personne n’est ici pour faire de la pédagogie. Personne n’a à convaincre qui que ce soit. Et surtout, personne n’a à s’excuser.
Le cabaret n’est ni filmé ni enregistré. Ce qui s’y dit appartient à celleux qui sont là. Pas d’archives. Pas de preuves.
J’ai invité dix personnes et leur ai donné une consigne très simple: dites ce que vous voulez.
Pour le reste, on verra bien.
Oreilles sensibles, misogynes, masculinistes, donneurs de leçons et personnes qui commencent leurs phrases par «oui, mais pas tous les hommes»: vous avez probablement mieux à faire ce soir-là.
— Gaétan
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