Même si nos projets sont souvent grandioses, il se trouve au quotidien beaucoup plus de riens que de nécessités. Jean Pierre Girard, avec humeur et humour, nous offre un regard pénétrant sur les détails de nos existences, que nous pouvons tous voir, estime-t-il, si nous en prenons le temps.
À l’origine de ces chroniques, il y a le désir d’éclairer des sujets dont on traite peu dans les médias, pour donner l’occasion de « lire autre chose ». Une situation propose toujours plusieurs avenues, et nous sommes habitués à suivre la plus courante. Girard essaie d’éclairer les autres dimensions de ces détails qui colorent nos vies. On parle rarement, dans un livre, à la fois de l’accompagnement d’un mourant, de la signification des mots « Papa » et « Maman » dans la bouche d’un enfant, de la désespérante minceur du papier Q dans les établissements publics et de notre responsabilité devant des drames comme celui d’Haïti. Girard nous invite donc à considérer cet essentiel, « très visible pour les yeux », croit-il.