Le fruit de mon imagination constitue une expérience littéraire d’une intense subjectivité, à mi-chemin entre le suspense psychologique et la comédie de boulevard, où l’essentiel n’est pas tant de connaitre la vérité que de vivre le doute à hauteur de personnage. Dès lors, vous verrez, tout devient possible.
Un homme sur trois trompe sa femme. Cet homme, ce pourrait être Vincent, le conjoint de Marianne Portelance, car même les dentistes peuvent être infidèles. Du moins, c’est ce dont elle se persuade peu à peu, en accumulant des indices aussi ténus les uns que les autres. À quoi ressemble la femme qui devait le rejoindre au café et qui est restée silencieuse au bout du fil ? Se comporte-t-il de manière différente au lit avec elle ? Bientôt, il n’y a plus même l’ombre d’un doute dans l’esprit de Marianne : si Vincent ne l’a pas encore trompée, il le fera prochainement. C’est écrit dans le ciel. Même la voyante l’a vu dans ses cartes. Dans les rues de Montréal, sur la banquette arrière d’un taxi conduit par un ex-agronome haïtien, elle suit donc Vincent à la trace, en songeant que, parfois, on finit par provoquer ce que l’on craint.