Elle avait dit : «Il faut protéger les circuits du cœur et de l’intelligence qui nourrissent la folie du non-réel en nous. La littérature en dépend tout autant que le plaisir d’exister.»
C’est ce à quoi Gérald Gaudet a toujours tenu en recevant les écrivains dans l’entretien.
Lire, c’est comme aimer, nous y mettons du sens. Nous tenons à ce qu’il y en ait. Et c’est parce que l’œuvre de Nicole Brossard donne ultimement des raisons de vivre, de vivre avec les livres, avec la pensée qui vient des livres, avec celle qui comme l’émotion vient des mots, qu’on sait cette œuvre nécessaire – pour soi et pour les autres.