Rajeunie mais aussi lestée d’une conscience historique nouvelle, la raillerie marque en profondeur la culture du XIXe siècle, comme la formidable effusion et l’expansion du « rire provocateur et insolent » libéré par la Révolution (Alain Vaillant, « Satire », Dictionnaire Rimbaud). Tout autant qu’une posture auctoriale, elle décrit une tournure d’esprit souple, dûment conformée aux visées d’une littérature ayant fait de la dénonciation tous azimuts de l’esprit de sérieux l’une de ses principales missions, presque sa vocation. Cette disposition à la blague et à la satire ne laisse pas indemne la poésie lyrique, terre d’élection du « rêve » depuis le romantisme. C’est ce que les articles de ce dossier se proposent d’illustrer, en se concentrant sur une série de poètes, des symbolistes jusqu’à Victor Hugo. Ce parcours à rebours, qui veut lui-même malicieusement railler la convention chronologique, entend prévenir une tentation de lecture téléologique qui concevrait la raillerie poétique dans les termes, inadéquats, d’un progrès. Il passe par Jean Moréas et Paul Adam, Laurent Tailhade, Tristan Corbière, Théodore de Banville et Charles Baudelaire, qui pratiquent et conçoivent la littérature tout à la fois en « rêveurs » et en « railleurs ».
Description from the publisher Études françaises, seen in October 2026 · Source ↗
Every Thursday, the events of the coming weekend in your region. Free, one click to unsubscribe.
On Facebook
Follow our page to see what’s new in your feed.
Facebook’s button only loads when you click: Facebook then sets its own cookies.
Your cookies
With your consent, Google Analytics counts visits to this site (_ga cookies, 2 years) and Meta measures how our ads on Facebook and Instagram perform (_fbp cookie, 3 months). These measurements are processed by Google and Meta, including outside Canada. Nothing is loaded without your “yes”.Only with your consent, Google and Meta measure visits and our ads (also processed outside Canada).Learn more